La moitié des cancers du sein pourraient-ils être évités ?

Vendredi, 18 Avril 2014

Selon des spécialistes américains, il serait possible de prévenir la moitié des cas de cancers du sein. Pour cela, les femmes devraient mener une vie plus saine, et celles présentant un profil à risque devraient suivre un traitement préventif à base de médicaments tel que le tamoxifène.

Sources : Mediquality, 31-03-14;  Cancer J Clinicians 2014

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

La prévention est possible, même pour les cancers du sein

Ce n’est un secret pour personne, vivre sainement réduit le risque de nombreux cancers, dont celui du sein. Pour ce dernier, quelques conseils simples permettent de faire baisser significativement le risque : limiter la consommation d’alcool à une boisson par jour, pratiquer une activité physique régulière (au moins 20 minutes par jour), ne pas fumer et éviter le surpoids. Ces mesures de précaution permettent également de réduire le risque d’autres maladies dont, en premier lieu, les maladies cardiovasculaires. Il est important de prendre ces bonnes habitudes dès le plus jeune âge.

Une autre forme de prévention importante passe par la maternité. Il est démontré que le risque est plus bas chez les femmes qui ont eu plusieurs enfants, une première grossesse autour de la vingtaine et qui ont nourri longtemps au sein (un an par enfant). Les impératifs des études et/ou d’une vie professionnelle peuvent rendre cela difficile… Et restons conscients que chaque femme ne souhaite pas nécessairement d’enfants, ou que d’autres n’en ont pas la possibilité.

Chimiothérapie préventive : uniquement dans des cas très précis

L’usage préventif de médicaments tel que le tamoxifène pourrait aussi faire baisser le nombre de cas de cancers du sein. Mais un tel usage suppose une grande prudence. Il est uniquement adapté à des femmes présentant un profil particulier entraînant un risque très élevé de cancer du sein. Les avantages et inconvénients de cette mesure préventive – comme un risque accru de cancer de l’utérus et de caillots sanguins – doivent être soigneusement soupesés, et discutés en détails avec le médecin traitant.

Les femmes doivent  savoir que le risque zéro n’existe pas, et rester conscientes de la possibilité d’un cancer du sein, même si elles appliquent à la lettre tous les conseils repris ci-dessus. La prévention n’est pas une assurance absolue ! En plus de la prévention, nous conseillons donc aux femmes de 50 à 69 ans de participer au programme de dépistage, qui consiste en une mammographie réalisée tous les deux ans.

Consultez également notre dépliant “Cancer du sein, ce que chaque femme peut faire”.