La pollution atmosphérique classée comme "cancérigène certain" | Fondation contre le Cancer

La pollution atmosphérique classée comme "cancérigène certain"

Vendredi, 18 Octobre 2013

La pollution atmosphérique a été classée dans la catégorie "cancérigène certain" et non plus "probablement cancérigène", a annoncé, jeudi 17 octobre à Genève, le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer, une agence de l’OMS basée à Lyon). "Les experts ont conclu (...) qu'il existe des preuves suffisantes pour dire que l'exposition à la pollution de l'air extérieur provoque le cancer du poumon. Ils ont également noté une association positive avec un risque accru de cancer de la vessie", ont précisé les experts dans leur communiqué.

Source : communiqué de presse de l’IARC ; -http://www.iarc.fr/fr/media-centre/pr/2013/pdfs/pr221_E.pdf

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

On suspectait depuis longtemps que les particules fines émises notamment par les moteurs diesel (mais aussi par les chauffages de nos maisons et par l’industrie) étaient potentiellement cancérigènes. S’y ajoutent les solvants organiques (que l’on retrouve dans des peintures, certains mobiliers, produits de nettoyage…), les métaux lourds, et d’autres éléments encore, pour former ce que l’on appelle communément « la pollution atmosphérique ». 

La suspicion est donc devenue certitude et l’OMS pose un geste symbolique en lançant son signal d’alarme : c’est en effet le monde entier qui doit prendre conscience de  l’importance de préserver notre environnement et, en l’occurrence, l’air que nous respirons. 

Balayer devant sa porte

A notre niveau individuel, nous ne pouvons évidemment pas arrêter de respirer. Mais nous pouvons contribuer modestement à l’effort collectif, par exemple en réfléchissant à deux fois avant de choisir un véhicule au diesel, voire avant de sortir la voiture pour une course qui se ferait aussi bien à pied (sans compter que l’exercice physique confère, pour sa part, une prévention contre le cancer !). 

Cela dit, il faut aussi remettre les pendules à l’heure : le nombre de cancers qui peuvent être attribués à la pollution atmosphérique est incomparablement moins important que celui lié au tabagisme, pour ne citer que cet agent cancérigène avéré entre tous, et qui continue à faire des ravages en toute impunité. L’opinion publique est prompte à s’enflammer contre des causes de cancers qui lui sont « imposées » de l’extérieur (et la pollution en est un bel exemple) mais reste beaucoup moins revendicatrice face aux causes sur lesquelles tout un chacun peut agir, comme le tabagisme, la mauvaise alimentation et la sédentarité. Nous sommes ainsi faits…