La vaccination contre la papillomavirus protège contre les pré-stades de cancer du col de l’utérus

Mardi, 12 Juin 2018

Les filles et les jeunes femmes (âgées de 15 à 26 ans) vaccinées contre le papillomavirus humain (HPV) avant d’être sexuellement actives présentent un risque plus faible de développer des pré-stades de cancer du col de l’utérus.

C’est la conclusion à laquelle sont parvenus des chercheurs de Sciensano (l’institut belge de santé) et de Cochrane dans une récente étude sur les effets de la vaccination contre le HPV, virus responsable du cancer du col de l’utérus.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont compilé les résultats de 26 études cliniques menées sur une période allant de 6 mois à 8 ans et les ont soumis à une analyse approfondie. L’étude a été publiée dans la base de données Cochrane (Cochrane Database of Systematic Reviews), véritable référence mondiale pour l’évaluation de l’efficacité des interventions médicales.

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Voilà déjà plusieurs années que l’école propose la vaccination contre le HPV aux filles. Cette étude confirme une fois de plus que le nombre de cas de cancer du col de l’utérus diminue au fil du temps, de même que le nombre de lésions précancéreuses du col. S’il s’agit en soi d’une bonne nouvelle, il faut tout de même attirer l’attention sur la nécessité de continuer à pratiquer les frottis, même chez les femmes vaccinées !

Néanmoins, le HPV peut être à l’origine d'autres cancers, notamment le cancer de la gorge. Bien que les filles vaccinées bénéficient d’une protection contre ces autres cancers, ce n'est pas le cas pour les garçons étant donné qu'ils ne reçoivent pas le vaccin.

Récemment, la question de la vaccination des garçons est donc revenue sur la table. Non seulement elle protège les garçons de certains cancers, mais elle permet un effet de protection de l’ensemble de la société (protection grégaire). Cela signifie que les garçons et les filles non vaccinés seront également protégés si un pourcentage élevé de la population est vaccinée. En effet, à partir d'un certain niveau de vaccination, la propagation du virus est compromise, ce qui réduit considérablement le risque d'infection de la population générale.

La Fondation contre le Cancer espère donc que ce vaccin sera également remboursé à terme pour les garçons.