Le cancer colorectal en augmentation chez les jeunes adultes en Europe. Faudra-t-il abaisser l’âge des premiers examens ? | Fondation contre le Cancer

Le cancer colorectal en augmentation chez les jeunes adultes en Europe. Faudra-t-il abaisser l’âge des premiers examens ?

JongvolwassenenVendredi, 14 Juin 2019

Actuellement, l’âge recommandé pour les premiers dépistages est de 50 ans. Cependant, une étude récente a mis en avant des données interpellantes qui pourraient modifier l’âge du premier dépistage. En effet, alors que l'incidence du cancer colorectal est en diminution chez les sujets âgés de 50 ans et plus, une tendance opposée apparaît chez les jeunes adultes en Europe. Actuellement, cette augmentation ne se confirme pas de manière homogène en Europe, et n’est pas vérifiée en Belgique.

Les causes de cette tendance doivent encore être étudiées.  « On sait que le surpoids, le manque d’activité physique, la consommation de boissons alcoolisées sont des facteurs qui augmentent le risque de développer un cancer colorectal. Ce sont des comportements fréquents en Europe et qui se développent plus tôt dans la vie. Y a-t-il un lien de cause à effet ? Une hypothèse à creuser » commente le Dr Anne Boucquiau

Par ailleurs que le cancer colorectal est en baisse chez les plus de 50 ans, le dépistage pour cette tranche d’âge permettant d’éliminer les polypes intestinaux avant le processus de cancérisation.

L’étude, publiée dans le British Medical Journal en mai 2019, par présentait les tendances en matière d’incidence et de mortalité par cancer colorectal analysées chez les sujets de moins de 50 ans. : (*) Des données récoltées sur une période rétrospective de 25 ans issues de 20 pays européens ont mis en évidence :

  • L’augmentation la plus importante de la fréquence du cancer colorectal a eu lieu chez les personnes âgées de 20–29 ans, suivies des personnes âgées de 30–39 ans et de 40–49 ans.
  • La mortalité qui a chuté chez les patients âgés de 30–39 ans et de 40–49 ans.

Les chercheurs resteront donc très attentifs à l’évolution de cette tendance qui, si elle se maintient, pourrait entraîner une révision des recommandations en matière de dépistage.

Références :