Le soutien-gorge ne cause pas le cancer du sein

Mercredi, 8 Octobre 2014

Une étude américaine menée dans la région de Seattle est arrivée à la conclusion que le port d’un soutien-gorge n’augmente en aucun cas le risque de cancer du sein après la ménopause.

Source : Lu Chen et al. Bra Wearing Not Associated with Breast Cancer Risk: A Population-Based Case–Control Study Cancer Epidemiol Biomarkers Prev; 1–5, 2014.

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Le soutien-gorge n’est en aucune manière un facteur de risque

Le port du soutien-gorge n’est absolument pas lié  à une augmentation du risque de cancer du sein. C’est un fait établi depuis longtemps. Pourtant, on voit régulièrement surgir des informations qui proclament l’inverse. Généralement, elles sont basées sur l’hypothèse que ce type de sous-vêtement entrave la circulation de la lymphe vers les ganglions  des aisselles. Aucune preuve scientifique n’a jamais pu confirmer cette hypothèse, et l’étude dont il est question vient insister une fois de plus sur ce point : les femmes n’ont pas à craindre une augmentation du risque de cancer du sein à cause de leur soutien-gorge.

L’étude a été menée auprès de 1 044 femmes âgées de 55 à 74 ans, ménopausées et atteintes d’un cancer du sein (454 cas de carcinome canalaire invasif et 590 cas de carcinome lobulaire invasif), avec un groupe contrôle composé de 469 femmes. Les résultats sont clairs, aucun aspect du port du soutien-gorge n’augmente le risque de cancer, que ce soit la taille du bonnet, le nombre d’heures qu’il est porté, la présence ou non de baleines de soutien ou encore l’âge auquel le port du soutien-gorge a débuté.

D’autres vrais facteurs de risque

Il existe cependant des facteurs de risque bien réels pour le cancer du sein. L’âge, en premier lieu : 3 cas sur 4 surviennent chez des femmes de 50 ans et plus. 

Certains modes de vie font augmenter le risque de cancer du sein après la ménopause : le surpoids, l’alcool (plus d’un verre par jour), le manque d’exercice physique ou encore le tabagisme actif ou passif.

Certaines circonstances hormonales jouent également un rôle : ne pas avoir eu d’enfants, avoir eu son premier enfant après 30 ans ou ses premières règles avant 12 ans.

Les antécédents personnels ou familiaux constituent un facteur de risque, par exemple des cas de cancer du sein ou de certaines autres maladies des seins, comme la maladie de Reclus (qui se manifeste par la présence de nombreux kystes dans les deux seins).

La pilule contraceptive est également suspectée de faire légèrement augmenter le risque, surtout en cas d’usage précoce (juste après la puberté) et/ou de longue durée.

5 à 10% des cancers du sein sont également dus à des problèmes génétiques (mutations) sur un gène nommé ‘BRCA’. Ces mutations sont héréditaires et peuvent être dépistées dans le cadre d’un examen génétique.

La prise d’hormones durant la ménopause augmente également légèrement le risque de cancer du sein, surtout si elle est de longue durée.