Les garçons inscrits en première secondaire pourront également bénéficier gratuitement du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH)

Le vaccin du papillomavirus : aussi pour les garçons

HPV bij jongensMercredi, 4 Septembre 2019

À l’occasion de la rentrée scolaire de 2019, les garçons inscrits en première secondaire pourront également bénéficier gratuitement du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH). Les filles y ont droit depuis 2011.

Le VPH est un virus particulièrement contagieux dont on dénombre un très grand nombre de variantes. Certaines se transmettent par voie sexuelle, d’autres peuvent se contracter par un simple contact cutané (lors d’une poignée de main, par exemple). Dans cet article, nous traiterons uniquement de la transmission du VPH par voie sexuelle.

Lors des rapports sexuels, ce virus peut s’attraper lorsqu’une peau ou une muqueuse saine entre en contact avec une peau ou une muqueuse infectée. Le pénis, le vagin, le col de l’utérus, la région anale ou la gorge sont des zones particulièrement exposées. La plupart du temps, l’organisme vient à bout de l’infection, éliminant toute trace du papillomavirus. Toutefois, dans de rares cas, le virus ne quitte pas le corps de la personne, qui développe alors une infection chronique. Dans les situations bénignes, ces infections chroniques se manifestent par des verrues génitales. Cependant, l’infection peut aller jusqu’à se transformer en divers types de cancer, tels que celui du col de l’utérus, du pénis, de la gorge et de la région anale. Si le cancer n’est pas une maladie contagieuse, il peut donc être induit par des virus qui, eux, le sont.

L’usage du préservatif ne constitue pas une protection suffisante, d’où l’importance de recevoir ce vaccin avant les premières relations sexuelles. La vaccination ne protège pas de la transmission du virus, mais empêche qu’il ne mue en infection chronique et entraîne des verrues ou un cancer. Malgré tout, un faible risque persiste toujours, car le vaccin n’est pas efficace contre tous les types de papillomavirus.

Jusqu’il y a peu, ce vaccin était uniquement recommandé aux jeunes filles. À présent, cette mesure concerne également les garçons, qui sont désormais aussi mieux protégés du cancer. En outre, cette vaccination générale réduit le risque qu’ils ne soient porteurs du virus et qu’ils ne contaminent d’autres personnes (non vaccinées).

À l’occasion de la rentrée scolaire, parents et enfants recevront cette information en vue d’obtenir leur accord. Ce vaccin n’est pas obligatoire, mais est vivement recommandé par la Fondation contre le Cancer. La vaccination, d’ailleurs très sûre, permet en effet de réduire le risque de cancer.

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