Témoignage : « N’ayez pas peur et prenez soin de vous ! »

Vendredi, 12 Mars 2021

 

Se cacher derrière son petit doigt n’a jamais aidé à affronter la réalité. En particulier lorsqu’il s’agit du cancer. La peur d’être confronté à une maladie grave fait que trop de gens hésitent à se faire dépister. Pourtant, dans la grande majorité des cas de dépistage du cancer colorectal, l’histoire se termine bien : soit il montre qu’il n’y a aucun polype, soit il y en a mais comme ils sont repérés tôt, ils peuvent être retirés. Et cela évite de les voir évoluer en cancer. Soit il s’agit d’un cancer débutant qui pourra être soigné à temps.

Alain Thirion en sait quelque chose. 56 ans, cadre en milieu hospitalier, il a (finalement !) passé son test. « J’y pensais parfois mais le temps passe vite et on oublie. En particulier lorsqu’aucun symptôme ne se manifeste. Mais quand j’ai reçu la lettre d’invitation de la Région Wallonne, j’ai eu le déclic ! »

Alain s’est alors inscrit pour recevoir le test. Il l’a reçu par la poste après quelques jours et a suivi les instructions : « La brochure qui accompagnait le kit était très claire, tout comme les explications pour le prélèvement : impossible de se tromper ! ». Il a envoyé son prélèvement et attendu les résultats : « Très rapidement, mon médecin m’a téléphoné pour m’annoncer que le test était positif et que je devais voir un spécialiste afin de procéder à un examen complémentaire. »

Alain a alors pris rendez-vous chez un gastro-entérologue : « Il a alors procédé à une coloscopie au cours de laquelle il a constaté que j’avais deux polypes bénins. Il a pu les retirer immédiatement, pendant cet examen. » Cette petite intervention est réalisée en hospitalisation de jour : inutile donc de passer une nuit à l’hôpital. « Je n’ai presque rien senti : en réalité, c’était encore moins douloureux que chez le dentiste ! Le test précoce m’a permis d’agir très vite et ainsi d’éviter les complications. » Pour la suite, il ne devra réaliser un nouveau dépistage de contrôle que dans trois ans…

Convaincu de l’efficacité de ce test de dépistage, Alain conseille : « Faites le test ! Il est gratuit et simple à réaliser. Et surtout, n’ayez pas peur ! Bien sûr, nous essayons tous, plus ou moins, de prendre soin de nous et d’éviter certains problèmes de santé, en respectant par exemple une bonne hygiène de vie. Mais il ne faut pas se voiler la face : nous ne pouvons pas tout contrôler. C’est pourquoi il est essentiel d’écouter les conseils et de réaliser les dépistages ainsi que les examens médicaux quand c’est nécessaire. J’encourage toutes les personnes entre 50 et 74 ans à faire ce test ! . »

Dans le cas d’Alain, les polypes étaient bénins ; mais ils auraient pu tout de même évoluer vers un cancer. C’est pourquoi il est important de les faire enlever très tôt dans leur évolution ! Le dépistage sauve des vies ; il peut aussi sauver la vôtre.

Plus d’informations