Une avancée prometteuse dans la recherche sur les lymphomes agressifs grâce au soutien financier de la Fondation contre le Cancer

Vendredi, 19 Août 2022

Des chercheurs de Leuven sont parvenus à ralentir la croissance d'un lymphome agressif en utilisant des médicaments capables de bloquer la coopération entre deux gènes.  La Fondation contre le Cancer soutient cette recherche par le biais du financement de projets et les chercheuses postdoctorales Marlies Vanden Bempt et Sofie Demeyer par l’octroi d’un mandat en recherche fondamentale.

Pour de nombreux patients atteints de cancer, la chimiothérapie s’avère efficace. Mais cela ne s'applique pas aux personnes atteintes d'un lymphome périphérique à cellules T, un type de lymphome particulièrement agressif. Parce que cette forme de lymphome est rare, avec environ dix cas par an diagnostiqués dans notre pays, les traitements alternatifs sont presque inexistants.  Par conséquent, les nouvelles perspectives qui s’ouvrent grâce aux résultats de cette recherche publiés dans la revue scientifique Blood s’avèrent extrêmement importantes et nous pouvons parler d'une avancée porteuse d'espoir.

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Une avancée porteuse d'espoir

Dans un premier temps, l'équipe de chercheurs a analysé l'ADN des patients. Ils ont découvert une étroite coopération, jusqu'alors inconnue, entre deux gènes, MYCN et EZH2, qui, ensemble, provoquent la croissance et la multiplication rapide des cellules cancéreuses.

"Nous connaissons déjà des gènes qui renforcent leurs effets mutuels dans notre organisme, mais cette forme de collaboration est nouvelle", explique la chercheuse postdoctorale Marlies Vanden Bempt.

"Lorsque nous inactivons l'un de ces deux gènes dans des cellules cancéreuses humaines en laboratoire, nous constatons une diminution rapide de leur nombre. Nous en concluons que les cellules cancéreuses sont dépendantes de ces deux gènes. Etant donné que cette coopération est nécessaire à  la croissance de ce type de cellules cancéreuses, elle constitue une cible intéressante pour le traitement des patients."

Il y a encore beaucoup de travail à réaliser pour optimiser le traitement de ce cancer, mais les premiers résultats obtenus en laboratoire sont très encourageants. Les chercheurs soulignent toutefois qu'une avancée en recherche fondamentale ne conduit pas directement à une avancée en clinique : il faudra sans doute un certain temps avant que cette nouvelle connaissance puisse être utilisée efficacement et en toute sécurité chez les patients. Mais pour la Fondation contre le Cancer, c'est une preuve de plus que le financement de la recherche fondamentale innovante porte ses fruits.

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