HPV et cancer du col de l'utérus

Empêchez les papillomavirus de s'installer !

Le cancer du col de l’utérus est la conséquence à long terme d’une infection chronique par des virus très contagieux: les papillomavirus (HPV).

Pendant longtemps, le dépistage de ces cancers par frottis de col a été la seule arme possible dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus.  

À présent, la plupart des cancers du col de l’utérus peuvent être évités grâce à la vaccination contre les HPV, destinée à prévenir une installation chronique de certains papillomavirus.

Ce qu’il faut savoir:

  • Il s’agit d’un vaccin préventif et pas du tout d’un traitement contre un cancer déjà installé. 
  • La protection offerte par ce vaccin est importante, mais pas absolue ! Pour les femmes vaccinées, des frottis de dépistage réguliers (tous les 3 ans, entre 25 et 65 ans) restent indispensables

Le dépistage

Pourquoi ?

  • La protection offerte par les vaccins actuels contre les cancers du col de l’utérus n'est pas absolue puisqu'elle n'atteint que 70%. 
  • Il existe des formes d'HPV, plus rares, qui ne sont pas encore couvertes pas la vaccination actuelle. 

À quel âge ?

Le frottis de dépistage est proposé aux femmes à partir du moment où elles sont sexuellement actives, et en tout cas dès l'âge de 20-25 ans. 

Comment ?

Le dépistage par frottis se fait en plusieurs étapes:
  • Premier frottis de dépistage.
  • Si ce premier frottis est normal, un deuxième frottis sera réalisé un an plus tard.
  • Si le résultat du deuxième frottis est lui aussi normal, les frottis ultérieurs seront répétés tous les 3 ans jusqu'à l’âge de 65 ans. 
  • En cas de frottis anormal, un examen de contrôle sera proposé par le médecin dans des délais plus courts.

La vaccination contre le HPV

Les virus HPV concernés

Sur la centaine de virus HPV identifiés aujourd'hui, la plupart sont inoffensifs, mais certains sont impliqués dans les cancers du col de l'utérus.

  • HPV 16: le plus nocif des papillomavirus car présent dans 50% des cas.
  • HPV 18: présent dans 10 à 15% des cas. 
  • Par fréquence décroissante: HPV 45, HPV 31 et HPV 33.

Le vaccin dirigé contre les virus de type 16 et 18 permet d'éviter environ 70 % des cancers du col de l'utérus.

L'âge idéal

L’âge idéal de la vaccination se situe avant le premier contact possible avec le HPV, autrement dit avant l'âge des premières relations sexuelles, vers 12 ans à peu près. La vaccination contre les HPV est actuellement recommandée pour les femmes âgées de 9 à 26 ans.

Des études scientifiques sont encore en cours afin de déterminer si ces vaccins peuvent s'avérer utiles pour les femmes qui n'appartiennent pas à cette catégorie d'âge. Même pour les jeunes femmes qui ont déjà eu des relations sexuelles et ont déjà été en contact avec certaines variétés de HPV, le vaccin peut encore avoir un effet protecteur, quoique moins efficace.

Il faut souligner que ce vaccin n'a qu'une valeur préventive et qu'il n'est pas utilisé pour le traitement d'affections déjà existantes du col de l’utérus liées aux HPV.

La vaccination

Elle est administrée par l'injection de trois doses successives, réparties sur une période totale de 6 mois.

Ces injections sont remboursées par l'assurance maladie aux jeunes filles âgées de 12 à 18 ans.

Le coût

Grâce au remboursement, le coût à supporter par la patiente pour la vaccination complète est de:

  • 10,80 euros par dose, soit 32,40 euros au lieu des 390,66 euros
  • 7,20 euros par dose, soit 21,60 euros si la patiente bénéficie de l'intervention majorée (BIM ou OMNIO)
  • 0,00 euro si la vaccination est proposée dans le cadre de la médecine scolaire 

De plus, certaines assurances maladies interviennent aussi dans les frais. Informez-vous à ce propos auprès de votre mutuelle. 

Pour plus d'informations au sujet de la vaccination contre le cancer de l'utérus, consultez notre brochure en cliquant ici.

Dernière adaptation le: 5/06/2018

Témoignages

" Mon histoire avec le cancer a commencé quelques jours après le nouvel an, quand tout le monde se souhaite une bonne année et une bonne santé. Je sens une minuscule petite boule au niveau de mon sein, comparable à un petit grain de riz. Je suis en congé, donc je vais voir mon médecin le jour même. Elle ne sent rien, mais me prescrit tout de même une échographie par sécurité."Lire la suite