Mandats postdoctoraux | Pr Thomas Vanwolleghem

Professeur Vanwolleghem mandat postdoc 2014Pendant ses études déjà, le gastroentérologue et hépatologue Thomas Vanwolleghem était un mordu de recherche scientifique. Bâtir des ponts entre le lit des patients et la recherche est une ambition qu'il poursuit plus que jamais. Son projet de recherche se concentre sur le diagnostic précoce de l'hépatite virale et du cancer du foie.

 

Nom : Thomas Vanwolleghem
Etablissement : Universitair Ziekenhuis Antwerpen (UZA)
Domaine de recherche : Hépatite et cancer du foie

« Mieux identifier les personnes à risque de complications hépatiques »

Les mandats postdoctoraux octroyés par la Fondation sont un soutien financier qui permet à des médecins, titulaires d'une thèse de doctorat et travaillant dans des structures académiques (souvent des hôpitaux universitaires), de mener des recherches à mi-temps, tout en poursuivant leurs activités cliniques. Les premiers mandats de la Fondation ont été attribués en 2014 pour une durée de 5 ans (renouvelable une fois) à 8 médecins belges, dont Thomas Vanwolleghem.

Professeur Thomas Vanwolleghem : « Le cancer du foie est le sixième cancer le plus fréquent au monde, mais il occupe la douloureuse troisième place au classement des cancers les plus meurtriers. Le taux de survie à cinq ans est faible (20 % en Belgique, 15 % au niveau mondial). Pire encore : alors que le nombre global de décès par cancer diminue grâce aux diagnostics précoces et à l'amélioration des traitements, ce chiffre est en augmentation pour le cancer du foie.

Nous savons aujourd'hui que 80 % des cancers primaires du foie (nommés carcinomes hépatocellulaires) sont causés par des infections virales chroniques, les hépatites B et C. Le problème est que seule une petite partie des personnes infectées par ces virus en sont conscientes. L'atteinte du foie passe donc souvent inaperçue pendant de longs mois, voire des années, et le patient peut développer une cirrhose ou même un cancer du foie. D'où la nécessité, non seulement de les dépister plus rapidement, mais aussi de pouvoir mieux identifier les personnes à risque.

Ceci suppose notamment de disposer de marqueurs biologiques, moléculaires et histologiques spécifiques. C'est pourquoi nous étudions un grand nombre de fragments de tissus provenant de patients infectés par le virus de l'hépatite B ou C. Notre hypothèse est qu'une analyse de l'expression génétique de ces marqueurs pourrait permettre de prédire
de façon fiable le risque d'évolution vers une hépatite chronique. Nous espérons ainsi être en mesure d'identifier les patients qui présentent, sur le long terme, un risque accru de développer un cancer du foie. Un traitement rapide et un suivi rigoureux pourraient alors contribuer à prévenir les complications hépatiques. »

Cette recherche est menée en collaboration avec trois grands hôpitaux universitaires, en Belgique (UZA), aux Pays-Bas (Erasmus MC) et en Chine (où les hépatites B et C sont très fréquentes : environ 1 personne sur 10 en est atteinte).

Dernière adaptation le: 2/05/2017