Mandats postdoctoraux | Pr Valérie Fonteyne

Mandats postdoctoraux - Valérie FonteyneEnfant déjà, Valérie Fonteyne savait qu’elle voulait devenir « une scientifique ». Elle a longtemps hésité entre la médecine et la biotechnologie. La perte d’un proche a fait pencher la balance en faveur de la médecine. Son travail dans le cadre de ce mandat postdoctoral se concentre sur l’optimalisation des rayons chez les patients atteints d’un cancer de la prostate.

 

Nom : Valérie Fonteyne

Etablissement : Universitair Ziekenhuis Gent (UZ Gent)

Domaine de recherche : optimaliser la radiothérapie contre le cancer de la prostate

Un pas important vers de meilleurs traitements du cancer de la prostate

Les mandats postdoctoraux octroyés par la Fondation sont un soutien financier qui permet à des médecins, titulaires d'une thèse de doctorat et travaillant dans des structures académiques (souvent des hôpitaux universitaires), de mener des recherches à mi-temps, tout en poursuivant leurs activités cliniques. Les seconds mandats de la Fondation ont été attribués en 2016 à 5 médecins belges, dont Valérie Fonteyne.

Pr Fonteyne : « Le cancer de la prostate est un domaine de recherche fascinant dans lequel on a déjà fait beaucoup de progrès, mais où il est encore possible d’optimaliser les traitements.

La préoccupation actuelle est d’éviter le surtraitement et d’essayer de viser le juste équilibre entre traitement, guérison et qualité de vie à long terme.

Optimaliser les traitements

Notre recherche se concentre sur l’optimalisation des traitements actuels, en deux volets.

Le premier s’adresse aux patients dont la tumeur est limitée à la prostate. Et le second aux hommes dont le cancer de la prostate s’est étendu aux ganglions lymphatiques.

Grâce à la recherche, nous savons déjà que nous pouvons éviter les traitements de longue durée pour le premier groupe. Des traitements courts délivrant chaque jour une dose importante de rayons fonctionnent aussi bien. La question est donc de savoir quel traitement court est le moins toxique et aura donc le moins d’effets secondaires et le meilleur pronostic.

Le second volet s’intéresse aux patients chez qui le cancer touche aussi les ganglions. Autrefois, le traitement standard se limitait à une thérapie hormonale (castration physique ou chimique, avec tous les effets secondaires que cela entraîne). Depuis 2005, on recourt également à la radiothérapie, car on n’est pas convaincu que les hommes avec des métastases aux ganglions ont aussi d’autres métastases à distance. Chez les patients dont l’atteinte aux ganglions est limitée, on tente aujourd’hui une irradiation de la prostate combinée à une thérapie hormonale, au lieu d’une irradiation de la prostate plus une irradiation des ganglions plus une thérapie hormonale.

Médecin ET chercheuse

De par mon métier de médecin, je continue à suivre les patients de près. Mais je veux aussi aider la recherche à progresser et améliorer les soins. Sans ce mandat de la Fondation, combiner les deux est presque impossible.

Je suis très heureuse d’avoir reçu ce mandat. Avec mon équipe, nous espérons que nos recherches pourront déboucher sur des solutions pratiques pour tous les patients, immédiatement applicables au sein de l’UZ Gent et de tous les autres centres de traitement oncologique. »

En savoir plus sur les mandats postdoctoraux

La Fondation contre le Cancer et le Dr Valérie Fonteyne tiennent à préciser que rien ne remplace jamais une consultation chez son médecin ! Un traitement ne doit jamais être considéré comme étant la panacée. Chaque cas est spécifique et seule l’équipe médicale en charge de la personne malade détermine le traitement le plus adéquat.
Dernière adaptation le: 14/02/2019